Semi-marathon de Bordeaux 2018

Le semi-marathon de Bordeaux, mon compte-rendu de l’édition 2018. De toute évidence ma course de cœur, je vous livre mon ressenti sur cette course nocturne en plein cœur d’un patrimoine chargé d’histoire.

Semi-marathon de Bordeaux : un souvenir inoubliable

Le semi-marathon de Bordeaux l’année dernière m’a beaucoup marqué. En effet, c’était ma première course et le début d’une longue série. J’ai pris tellement plaisir à parcourir les rues pavées de la belle endormie, ma ville de cœur. Il était donc impensable de manquer cette course cette année. Dès l’ouverture des inscriptions, le dossard était réservé. J’ai tout fait pour être opérationnelle malgré mon retour de blessure.

J’ai quand même un peu eu peur, car quelques jours avant le départ, j’ai eu des douleurs à mon genou droit. Le kiné a évoqué un syndrome de l’essuie glace. Étant déterminé à courir, j’ai pratiqué de l’auto massage pour faire réduire la douleur. Ça à plutôt bien marché, la douleur était nettement moins présentes le jour du départ.

Préparation d’avant course

La particularité du semi-marathon de Bordeaux, c’est l’heure de départ : 20h ! En effet, c’est une course nocturne où pas moins de 20 000 participants prennent le départ dans l’obscurité de la ville. La préparation d’avant course est donc un peu chamboulée. Ne pouvant pas aller chercher le dossard avant, je me suis rendue sur le village à 13h le jour même. J’ai fait un petit tour des différents stands avant de rentrer chez moi.

Une fois la photo du traditionnel Racepack réalisée, je mange un plat de pâtes sur le coup de 17h afin de me charger une dernière fois en glucide. Je commence ensuite à m’habiller, pas si simple au vu du temps annoncé. Sur les coups de 18h30, il est déjà l’heure d’y aller. En effet, toute la circulation est bouclée dans la ville. Il faut donc prendre ses précautions en voiture / tram et à pieds. On peut difficilement passer à côté des flux de coureurs déferlant dans Bordeaux. Je me rends compte assez vite que j’ai oublié ma montre Polar à la maison, je suis un peu énervée. Mon copain a eu pitié de moi, il m’a filé ça montre Garmin :)

Un départ glacial

Une fois arrivée à la place de la bourse, je me dirige vers mon sas de départ. J’ai l’impression que c’est un peu mieux organisé que l’an dernier. Commence alors une attente interminable avec la pluie qui s’incruste en bonus. Des trompes d’eau s’abattent sur nous alors qu’on ne peut pas bouger dans les sas. Je suis déjà trempée et frigorifiée avant même d’avoir commencé à courir. J’envoie un petit message à mon copain pour qu’il me prépare un gilet supplémentaire.

Il faut prendre son mal en patience avant de passer le départ. J’ai franchi la ligne plus de 22min après le top départ. Me voilà donc lancé pour un peu plus de 21 km dans la nuit, le froid et sous la pluie… Je sens que cette course va être longue ! Je récupère à la volée mon gilet, ça me réchauffe un peu. Très vite, je m’aperçois que le peloton est très dense, beaucoup plus que l’an dernier. La pluie cesse enfin.

Des conditions difficilles

Les premiers kilomètres se passent plutôt bien. Je me réchauffe petit à petit. Il y a vraiment beaucoup de monde, on se marche un peu dessus parfois. J’arrive assez vite sur le pont Chaban Delmas, première difficulté du parcours. Les bourrasques de vent glacial et la pluie n’arrangent rien. Les spectateurs se font plus rares sur la rive droite.


Crédit photo : Céline Gres

Pour le moment, je me sens bien, j’ai une petite gène au genou, mais rien de bien méchant. Le ravitaillement sous le Pont de Pierre tombe à pic pour reprendre des forces avant la remontée vers le centre-ville. C’est un peu le bazar et je suis toujours choquée que les coureurs jettent autant par terre alors qu’il y a des grosses poubelles de prévus.

Une très bonne ambiance en ville

On retrouve une foule de spectateurs qui nous attend sur le pont, ça re boost pas mal. C’est à ce moment-là que le premier pointe le bout de son nez et nous dépasse à pleine vitesse, c’est juste impressionnant ! Je continue ma route. Il y a plusieurs faux plats en revenant vers le centre-ville. Depuis le début, je ne regarde pas beaucoup la montre. Au vu des conditions climatiques et de mon retour de blessure, j’ai préféré revoir mes prétentions à la baisse. Ça serait bête de se re blesser maintenant.

Au moment de remonter la rue Vital Carles vers le grand théâtre, j’aperçois mon copain. L’occasion de lui rendre mon gilet, car j’ai trop chaud dorénavant. Je continue donc ma course un peu plus légère. Cette partie-là du parcours au cœur du centre-ville est vraiment très sympa avec plein de monde pour nous soutenir. Je continue ma course, j’ai de bonnes sensations.

Un passage à vide

À l’approche du 10ème kilomètre, les coureurs se séparent entre le marathon et le semi-marathon. Ça libère un peu de place dans les rangs. Les rues se font plus sombres et la foule plus éparse. Je commence à avoir des douleurs à cause de vilaines ampoules qui font leurs apparitions sous les pieds et sur le côté. J’attends le ravitaillement avec impatience. La faim se fait de plus en plus ressentir, en même temps, il est 21h30 passé. Heureusement, j’avais prévu des petites pâtes de fruits et des barres Isostar. Cela m’a redonné de l’énergie.

La douleur des ampoules devient vraiment très gênante, j’ai vraiment mal. J’essaie de ne pas m’arrêter et de continuer quoi qu’il arrive. Cette partie du parcours est beaucoup moins drôles, il y a de grandes lignes droites sans repères. J’avance tant bien que mal jusqu’aux bassins à flot. Je m’habitue à la douleur due aux ampoules. La vision de la cité du vin et du pont Chaban Delmas me fait un bien fou car ça me donne des repéres visuels. Le passage sur les rues pavées réveille mes ampoules, je grimace un peu. 

Un finish au mental

À partir de là, je n’ai qu’une envie : c’est passé le plus rapidement possible la ligne d’arrivée ! Le dernier ravitaillement tombe à pic juste avant le pont Chaban Delmas. Je reprends les petites pâtes de fruits d’Isostar, ça me redonne un peu de boost. La deuxième montée du pont est vraiment difficile avec toujours le vent au rendez-vous. Je crois qu’en suite, je me suis mis en mode pilote automatique, mes jambes déroulées sans vraiment agir sur elles. Il était clairement impossible de tenir l’attaque medio-pied surtout avec mes ampoules. Mais je me suis tout de même forcée sinon, c’est mes mollets et mon genou qui me tiraient trop. Je me suis raccrochée à la voix d’une coureuse juste à côté de moi qui encouragée son amie.


Crédit photo : Céline Gres

L’agitation de la zone d’arrivée sur les quais m’a porté jusqu’au pont de pierre, dernière difficulté de cette course. Mon corps avait envi de s’arrêter, mais j’ai tenu bon, sinon je serais jamais reparti. Les encouragements des spectateurs m’ont donné un dernier coup de fouet avant la toute dernière ligne droite. J’avais l’impression que je n’y arriverais jamais. Je passe finalement la ligne d’arrivée en 2h22. Bien loin de mon objectif initial, mais au vu des conditions climatiques et de mon retour de blessure, c’est tout à fait honorable. Je récupère ma médaille. Les bénévoles nous dirigent vers le ravitaillement final, j’ai l’impression de marcher pendant une éternité sous la pluie en plus. On a dû faire facile 500 mètres après l’arrivée.

J’ai été un peu déçue outres des bouteilles d’eau, on a eu un petit gâteau, un minuscule sandwich et c’est tout ! Même pas de couverture de survie avec cette pluie glaciale. Heureusement, mon copain avait pas mal de choses à manger.

 

Une course à faire

Pour conclure, c’est toujours un plaisir de courir dans les rues de Bordeaux. J’ai cependant moins profité cette année. La météo a clairement refroidi tout le monde. Cette année, la course a été programmée beaucoup plus tôt que l’an dernier, il faisait nuit noire au départ. J’avais beaucoup apprécié de pouvoir commencé à courir de jour et de voir la nuit tombé sur Bordeaux l’an dernier. Les ravitaillements étaient top mise à part le final qui mériterait d’être plus étoffé. Le format nocturne reste vraiment unique, d’autant plus que Bordeaux est une très belle ville de nuit. Si vous avez l’occasion je vous conseille de venir arpenter les pavés de ce patrimoine classé à l’UNESCO. En espérant que la météo soit avec vous !

Si vous aussi vous avez couru le semi-marathon de Bordeaux, n’hésitez pas à me donner votre ressenti en commentaires.

CATEGORIE(S) : Running, Sports

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Commentaires (4)

J’ai aussi fais le semi, 1h51 contre 1h55 il y a 2ans.
Il me tarde déjà l’année prochaine car j’ai vraiment pris du plaisir à courir cette course.
Effectivement le ravitaillement d’arrivée n’était pas top mais je tiens à préciser qu’en plus du gâteau, du petit sandwich et des 2 bouteilles d’eau, on a eu (pour ma part) une barre isostar, 2 pommes et j’ai même redemandé un autre petit sandwich qu’ils m’ont donné avec plaisir.
En tout cas bravo!

Bonjour Romain 🙂 Merci pour ton retour. C'est vrai que c'est très sympa.
J'avais peut-être tellement envie de rentrer me mettre au chaud que j'ai pas tout vu au ravitaillement d'arrivée ^^
Bravo à toi aussi pour ta course et ton super temps ! Belle fin de journée à toi.

Tu me donnes vraiment envie ! Bordeaux est une ville que j'ai adoré alors y courir serait un vrai plaisir, en plus de nuit c'est quand même original ! On verra peut-être l'année prochaine, mais en tout cas je la garde en tête.
Bravo pour ta course les conditions n'étaient vraiment pas évidentes !

Bonjour Fanny, si tu l'occasion de venir au courir l'année prochaine n'hésites pas 🙂 En espérant que la météo soit plus clémente mais ça reste une petite expérience de courir de nuit. Je te souhaite une belle journée !

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